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Bref historique du GEA

1962 Quelques étudiants se réunissent à Gilly et fondent le Rocket Club du Hainaut, avec pour but l'étude et la réalisation de fusées. Ils bénéficient des conseils de professeurs, du support des Jeunesses Scientifiques de Belgique et de la bienveillance générale.
Pendant six ans, ils cherchent, ils élaborent, ils lancent,.

1971 Jean Préaux, professeur de mathématique à l'Athénée de Gilly, membre actif de Jeunesses Scientifiques, fondateur et animateur du centre de Sivry, doit répondre à la demande de nombreux élèves qui veulent.aire des fusées.
Il s'adresse à Michel Hallet, ancien président du RCH et, de concert, ils décident de relancer l'activité sous la forme d'une série annuelle de 6 stages couvrant toutes les notions de physique, d'électronique et de chimie nécessaire à la réalisation d'une fusée. Peu à peu les techniques s'affinent, les résultats deviennent probants, les moteurs fiables. En 1973, la première fusée est lancée sur le terrain militaire de Brasschaet.
D'autres suivront.
Bien des recherches seront encore nécessaires pour aboutir à l'élaboration du moteur SIVRY X qui va notamment équiper une fusée porteuse d'une expérience française: CATSIX en 1979.
Pendant ces années, certains jeunes ne font que passer mais d'autres s'acharnent, encadrent les nouveaux. Peu à peu, une équipe de "mordus" se forme qui, tout en animant les stages, veut réaliser des projets plus élaborés.

Fusée: TART'IN
Fusée propulsée par un moteur Sivry X (voir les pages moteurs Zn/S).
Décollage.

Ce qu'il en reste.

 

1981 L'idée d'un club a germé, le Groupe d'Etudes Aérospatiales, le GEA, est né !
Simultanément, le centre de Sivry, devenu Centre Permanent d'Etudes de la nature, passe des Jeunesses Scientifiques au Ministère de l'Education. Seules, les activités d'initiation peuvent y être maintenues.
Pendant deux ans, la maison d'un des membres (M. Hallet) accueille les réunions de l'association et le garage sert d'atelier. Durant cette période, non seulement on cherche des locaux mais on met au point et on lance "PWASSAS" (bi-étage, qualification du moteur KRIEK et du système de séparation) et BELG'HIC (moteur SIV>RY X - mesures d'accélération).

Fusée: "PWASSES"

Campagne de lancement du Valdahon (France) en 1981


Et voila l'engin presque assemblé (les deux parachutes pendent à la lampe).

Les membres du GEA sont très fiers de leur engin.

Quelques ajustements et soudures de dernière minute dans la nuit qui précède le tir.
Malheureusement, quand la fusée était dans la rampe une fausse manoeuvre a déclenché la séparation des deux étages.
La fusée n'a donc pas décollé.

 

Fusée: "BELG'HIC" Lancement au camp militaire du Valdahon (France) en 1982 lors d'une campagne Européenne de lancement.

Les systèmes électroniques de la fusée sont allumés juste avant la mise en rampe.

Le désastre frappe !
Le moteur s'allume mais la combustion est mauvaise et la fusée tombe au sol à la sortie de la rampe.

Récupération de la fusée à quelques mètres de la rampe. On voit les traces de combustion au sol indiquant que le moteur a continué à brûler.

Le moteur est plein de résidus. La qualité du mélange était très mauvaise (on avait utilisé de vieux produit mal entreposé!)
Vu que la fusée a été récupérée et que le club yougoslave de Zagreb avait une fusée sans expérience électronique, on a décidé de bosser toute la nuit pour intégrer l'expérience belge dans la fusée yougoslave.
La fusée résultant de cette collaboration organisée au pied levé à pris son envol le lendemain.

 

Début 1983, le GEA s'établit dans ses locaux actuels obtenus grâce au dernier bourgmestre de Gilly, Léopold Thibbaut. Les années suivantes, la ville de Charleroi et son service de la jeunesse ne failliront jamais à leur rôle de soutien.

Fusée: "GEACHIS"


Le team et le porteur.

Le lancement a eu lieu au camp militaire du Ruchard (France) en 1984.

Objectif était de tester un accéléromètre (un système de mesure de l'accélération en vol) ainsi que de tester le système de séparation inter-étage.

Hélas, lancer une fusée blanche un jour de brouillard n'est pas la meilleure idée; elle est perdue corps et bien.

 

Au lancement de "GEACHIS" (qualification d'un accéléromètre original et d'une séparation inter-étage), succède la préparation du projet JONATHAN qui a pour but d'intégrer toutes les techniques de pointes accessibles aux amateurs. La première phase de ce projet aboutit en juillet 1986 par le lancement de "JONATHAN_HORUS" (qualification mécanique et système de récupération). La seconde partie porte sur la conception et réalisation d'une centrale à inertie et d'un micro-ordinateur. Ces travaux sont suspendus en 1990 car les artisans ont terminés leurs études et entament leur vie professionnelle.

Projet "JONATHAN"
L'objectif final était de développer une fusée avec sa centrale à inertie qui mesure l'accélération et l'atitude de la fusée durant tout le vol. Les calculs étaient effectué à bord grâce à un micro-ordinateur "maison".


Voici un mini-rack avec les circuits imprimés de l'ordinateur de bord entièrement conçu par nous même.

Sur le dessus du rack, nous avons fixé trois boîtiers, chacun contenant une minuterie pour déclencher l'ouverture de la banderole et du parachute.


Voici l'électronique de bord, une partie de la fusée (avec la case parachute ouverture) et le bloc de bois qui nous a servi de matrice pour réaliser nous-même l'ogive en résine polyester.
La première étape du projet, la fusée "JONATHAN-Horus" a été lancée en Suède en 1986 lors d'une campagne Européenne de lancement.

La fusée (de presque 2m) sur la table juste avant le lancement.

Le fusée est mise en rampe.

3 - 2 - 1 - Décollage

Ouverture de la banderole et du parachute.

Récupération au sol.
Les membres fêtent cela avec une petite bière bien de chez nous
Les travaux ont été arrêté car les membres n'avaient plus assez de temps pour un projet aussi ambitieux.

 

Pendant ces dix ans, les activités techniques alternent avec l'organisation de stages, de camps et d'ateliers auxquels participent plus de 500 jeunes de 12 à 15 ans désireux de connaître le fonctionnement des fusées.
En 1990, une série de stages portant sur les fusées expérimentales réunit 12 participants de 15 à 18 ans qui étudient, réalisent et lancent 3 engins avec succès.

Après cela, le GEA a traversé une période difficile. Finalement, il a été décidé de développer un nouveau type de moteur (voir les pages "Moteurs - Composites"). Ce moteur servira à propulsé de nouvelles fusées qui seront construites par les membres.

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